r I. Entretien sur les Fi et
d’alors avoienc la vue moins délicate queceux d’àpréícnt, puisque Zcuxis lui-mê-me, tour habile qu'il écoit, se trompa autableau de Parrhasius* Mais ctant difficilede donner son jugement sur les ouvragesde ces anciens Peintres, puisqu'il ne nousen reste rien que nous puissions confronteravec les Modernes, je pense qu’il nous estlibre d’en avoir relleopinion que bon noussemble. Néanmoins, comme l’on voit en-core aujourd’hui certaines Peintures quitrompent les yeux des hommes & le senti-ment des bêtes, je necroi pas que l’on doi-ve douter que celles des Anciens ne fillèntun semblable effet, puisque même il y ades tableaux foi t médiocres en bonté, quiíê trouvent propres à tromper la vûë deceux qui les voyent, plutôt que ne fer oientd’autres ouvrages plus excellons.
Or pour reprendremon discours, je vousdirai que comme l’on a trouvé avec le temsbeaucoup de choses qui manquoient auxArts, l’on y a aussi corrigé plusieurs dé-fauts. Car si l’on demeuroit dans la feuleimitation, dit Quintilien, & qu’il ne fûtpas permis d’ajoûter aux choies déjà com-mencées , la Peinture seroit encore dans cepremier état, où elle n’avoit simplementque le dellein & les contours.
Ce Parrhasius dont je viens de parler,augmenta beaucoup cet art. Il fut le pre-mier