1 16 I. EntretUn sur les VUs
Ç endant ayant fait un tableau d’Ajax,b iman te le surpastk par un autre ouvra-gé qu’il fit; & dans la colère qu’ilen eut,il dit avec fa vanité ordinaire, que sonplus grand déplaisir étoit de voir que sonAjax fût surmonte par un homme indignede remporter cette gloire.
Mais ce n’étoit pas le sentiment de tousceux de ce tems-là. Ils eurent beaucoupmoins d’estime pour lui que pour Thi-mante; car ce dernier étoit un hommed’esprit& de jugement, qui faifoir tousses ouvfages avec art & avec science.
Le tableau qu’il fit d’un Cyclope & ce-lui du facrifi e d’Iphigenie, ont été si célé-brés & si louez par les meilleures plumesde l’Antiquiré» qu’il n’y a personne qui,fur le rapport des Historiens, n’en con-çoive une estime trcs-particuliere.
En ce même rems, vivoic Euxenidas ,gui fur maître d\Aiu>TiDE; & Eupompe,de qui Pamphilefut disciple.
Ce Pamphile étoit natif de Macédoi-ne , & fu celui qui joignit à l’art de laPeinture , l’étude des belles Lettres. Il entua un si grand secours, qu’il acquit uneréputation extraordinaire.
Entre ranr de belles sciences qu’il poíse-doit, il sçavoit parfaitement les Mathé-matiques ; & lescroyoit sineceílaires pourla Peinture, qu’il diloit souvent qu’un
Peintre