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Tome quatriéme.
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4o VIII. Entretien fur les Vies

fierté, & qu’il ressemblóit à un Jupiter

tonnant.

Ces discours n auroient pas été capa-bles de toucher le Poussin, s'il n’eut l'çiiqu’ilsalloient jusques à M. de Noyers qurles écoutoit, & qui peut-être en fit pa-roître quelque chose. Cela donna occa-sion au Poussin de lui écrire une gran-de lettre, qu il commença par lui dire r», Qu'il auroit souhaité de même que fai-», soit autrefois un Philosophe » qu’on pût», voir ce qui Cc passe dans l'homme > par-», ce que non feulement on y découvriroit», le vice & la vertu , mais aussi les fcien--, ces & les bonnes disciplines; ce qui íc-„ toit d’irn grand avantage pour les per-», sonnes sçavantes , defquelles on pour-», roit mieux connoîrre ìe mérité : mais», comme la nature en a usé d’une autre», sorte , il est aussi difficile de bien juger,, de la capacité des personnes dans les», sciences & dans les arts, que de leurs», bonnes ou de leurs mauvaises inclina-», tions dans les mœurs.

», Que toute Pétude&Pindustrie des gens;r> sçavans ne peut obliger le reste des hom-„ mes à avoir une croyance entière de ce„ qu’ils disent. Ce qui de tout tems a été„ assort connu à l'égard de» Peintres non», seulement les plus anciens, mais encore-» des modernes, commed’unAnnibal Ca-

rache*