pi VIII Entretien fur les Fiesune histoire. C’est en quoi l’on peur direqu’il a surpalîe cous les autres Peintres., &qu’il s’est distingué d’une maniéré qui estd’autanc plus considérable , que dans letems qu’elie fait voir la Icienne de l’ouvrir,elle divertir par la nouveauté, & enseigneune infinité de choses qui satisfont l’eíprit& plaisent à la vûé.
II íçavoir bien que le merveilleux n’estpas moins propre à la Peinture qu’à laPoésie : mais il n'ignoroit pas auífi qu’ilfaut que la vraisemblance paroisse en tou-tes choses , comme je vous ai dit qu’il ré-crivit lui-mêmeau sieur Stella , en répon-dant à ceux qui avoient trouvé à rediteà son Tableau du frapement du rocher ,6c qui n’approuvoient pas qu’il y eût mar-qué une profondeur pour l’ecoulementdeseaux
A l’égard de ce qu’il veut que le juge-ment à\i Peintreparoiíledans toutl’ouvra-ge , c’est en effet la partie qui domine furtoutes les autres, qui les doit conduire 6cqui perfectionne davantage la compositiond’un Tableau. Vous ne verrez pas qu’il yait jamaismanqué, soit pour ce qui regar-de la naturelle situation des lieux , soitdans la fabrique des édifices qu’il a tou-jours faits conformes aux differens Païs ;soit dans les armes &c les habits propres àchaque nation , au tems 6c aux condi-tions;