& furies Ouvrages des Peintres.tions ; soit dans ies expressions des mouve-mens du corps & de l’eiprit, qu’il n’a nioucrez, ni rendus désagréables. Enfin iln'est point tombé dans les défauts & lesignorances grossières de ces Peintres quirepresentent dans de beaux & verdoyansPassages, des actions qui se lònt pasiéesdans des Pais deserts & arides ; qui con-fondent l’Histoire Sainte avec la Fable;qui donnent des vétemens modernes auxanciens Grecs & Romains; & quicroyentfaire paroitre beaucoup de vie & d’actionà leurs figures , quand ils leur font fairedes postures ridicules & des expressionsqui font peur, ou ne signifient rien.
Voilà ce qu’il faut considérer dans lePoussin plus que dans les autres Peintres.Pour ce qui est des parties qui regardentla pratique de la Peinture, comme sontle dessein , la couleur, & les autres cho-ses qui en dépendent, il n’est pas malaiséde faire voir que bien loin de les avoir igno-rées , il les a sçavamment mises en exé-cution.
C’est fur cela , interrompit Pymandre,que je ferai bien-aisede voir com ment onpeut répondre à ceux qui demeurent d’ac-cord de ce que vous venez de dire à l’é-gard de la théorie ; mais qui ne convien-nent pas qu’il ait été aussi habile pour cequi est du travail & du manîment du pin-ceaux