& fur les Ouvrages des Peintres, i j jtendus, cachant dans ces grandes ombresles défauts du dessein , & trompant lesignorans par des mouvemens forcez & ri-dicules qu’ils leur font regarder comme demerveilleux effets de fart.
Dans le Tableau dont je viens de par-ler, les habits de toutes les filles sont decouleurs vives & douces, mais rompues& éteintes en quelques endroits. Il ne lesa point chargées de riches parures, pourles faire paroître davantage , parce qu ilfçavoit leur donner une beauté qui effacetoutes forte de richesse. Leursaccommode-mens font conformes à leur âge & à leursexe. Enfin si l’on considéré bien ce Ta-bleau, on verra que toutes les beaurez enfont pures, & si j’ofe dire, toutes nuës.Elles font naturelles, fans ajuífemens &fans fard. Le Peintre n’a relevéd’aucunesfleurs cet excellent ouvrage ; il l’a dépouil-lé de tout ornement,comme un baux visa-ge que l’on découvre, & à qui l’on ôte levoile.
M’étantun peu arrêté, ce que vous ve-nez de iemarquer,dir Pymandre, fuffiroitpour apprendreà faire un Tableau accom-pli : car il ne faudroit, à mon avis , quebien imiter cet ouvrage, pour faire un se-cond chef d’œuvre.
Il n’est pas aisé , lui repartis-je , de sèíèrvir des belles choses fans choquer les
réglés