& fur les Ouvrages des Peintres. 131«n même tems, lequel lui fait faire uneaction de double mere. Car d’un côté el-le voir dans une extrême défaillance cellequi lui a donné la vie ; & de l’autre > cel uiqu’elleamisau jour,lui demande une nour-riture qui lui appartient, & qu’elle lui dé-robe en la donnant à une autre : ainsi ledevoir Sc la pieté la touchent également.C’est pourquoi dans le moment qu’elle ôtele lait à son enfant, elle lui donne des lar-mes , Sc tâche de l’appaifer par fes parolesSc par fes caresses. Comme cet enfant ade la crainte pour fa mere, & qu'il n’estpas emû de jalousie , comme sic’étoit unautre enfant de son âge qu’on lui préférât,ilfe contente de témoigner fa douleur pardes plaintes, & il ne paroît pas qu’il s'etn-porte avec excès pour avoir ce qu’on luiote.
L’action de cette vieille qui embrasse fafille, & qui lui met la main fur l’épaule,est bien une action de vieilles gens quicraignent toujours que ce qu’ils tiennent,ne leur échappe, Sc qui marque aussi sonamour Sc fa reconnoilíànce envers fa fille.
Le malade qui se leve à demi pour lesregarder, sert encore à les faire considérer.II est si surpris de la charité de la fille,qu’il oublie son mal, & fait un effort pourles mieux voir.
Le Peintre a voulu figurer deux moo-F vj vemens