144 VIII Entretien sur lesFìesde cous ceux de l'Académie qui étoientetigrand nombre, mais encore de plusieurspersonnes Doctes dans les Sciences, & in-telligences dans lesbeaux Arts , lefquellesfetrouvèrent à cetce conférence dont j’ai vou-lu vous faire le détail, parce qu’il me sem-ble qu elle ícrtd’une approbation auífi for-te qu’on en peut desirer, pour convaincreceux qui osent blâmer cc que le Poussin afait. Car que peuc-on dire de plus avan-tageux que ce que je viens de rapporterau sujet du tableau de la Manne ? Et quelautre ouvrage pourroit-on faire voir, où ily eût un aussi grand nombre de belles par-ties à considérer ? On a examiné ce qui re-garde l’invention , la diiposicion, le des-sein , les proportions, les expressions, cequi appartient à la beauté du coloris ; &l'on n a rien trouvé qui ne meiite de l'ad-mi ration. Ainsi jugez , je vous prie , dequelle autorité peuvent être les sentimensde ceux qui disent, que si le Poussin a seûla Théorie de cet Art, il n’a pas été capa-ble de le pratiquer comme ont fait beau-coup d’autrcs ; lui, donc vous voyez, aujugement des Sçavans , des choses exé-cutées avec une science si profonde, desconnoissiances si particulières, une beautéde pinceau si agréable, & un raisonnementfi solide.
Je pourrois vous donner encore pour- > exemple