& fur les Ouvrages des Peintres. 14 $w,Sc d’autres qui semblent avoir reçu dusoulagement , c'est en quoi ce sçavanthomme montre qu’il n’étoit pas ignorantde l'art poétique, ayant compose son ou-vrage dans les réglés qu’on doit observeraux pièces de théâtre. Car pour peindre
E arfaitement l’histoire qu’il traite, il avaitesoin des parties necellaircs à un Poëme ,afin de passer de l’infortune au bonheur.L’on voir que ces groupes de differentespersonnes qui font diverses actions, sontcomme autant d’épisodes qui servent à ceque l’on nomme péripéties , ou des moyenspour faire connoîtrele changement arri-vé aux Israélites qui sortent d’une extrê-me misere , & rentrent dans un état plusheureux : ainsi leur infortune est marqué*par ces personnes languiílântes & abba-tuës. Le changement qui s’en fait, est fi-guré par la chute de la Manne , & leurbonheur se connoît dans la possession d’unenourriture qu’on leur volt amasser avecune joie extrême. De sorte que bien loinde trouver quelque chose à redire dans ceTableau, on doit plutôt admirer dequcllemaniéré le Poussin s’est conduit dans unsujet si grand & si difficile, & où il n’arienfait qui ne soit autorise par de bons exem-ples, & digne d’être imité par tous les Pein-tres qui viendront après lui.
Ce sentiment fut celui non seulement
de