& fur les Ouvrages des Peintres. 17;que ses productions étoient pleines de cha-leur Sc de vehemence ; au lieu que quandrecueilli dans son cabinet, il prenoic le pin-ceau pour travailler avec plus de repos,cette émotion qui comme un vent impe-teueux l’agitoit dans les grands lieux, setrouvant plus resserrée, assoiblissoit le feude son imagination ; Sc se s pensées demeu-rant fans vigueur, devenoient languissan-tes.
Il n’en est pas de même de ceux qui íëfont étudiez à travailler avec tranquillitéd'une maniéré plus correcte Sc plusarrêtée ;leur jugement les accompagne toujours ;ils agissent en toutes choses avec les mêmeslumières, & par ce moyen conservent uneforce égale Sc un íemblable caractère ,soit qu’ils travaillent à de grands Ta-bleaux , soitqu'ilsen peignentde plus pe-tits , soit même qu’ils ne saílênt que desimples desseins. Comme l’eíprit ne peutêtre continuellement dans un même degréde chaleur, lorsque cette chaleur vient àdiminuer, il faut que la force , & sî j’osèle dire, toute la flamme d’un Peintre s’é-teigne. De forte que c’est feulement dansles grandes productions du Cortone qu'ondécouvre la beauté de son imagination :comme au contraire, on apperçoit égale-ment dans tons les Tableaux du Poussin,cette force d'eiprir, cette science solide 8c
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