20 6 IX. Entretien fur les Fies
vie : car il a trouvé des personnes qui lecherilsoient jufqu’au point de ne faire pastant d'état de la force que de la délica-tesse , qui ne se soudoient pas qu'il parûtde la foibleíîe dans ses ouvrages, pourvuqu’il y eût un air agréable. Ce n’est pasque dans quelques figures il n’ait fait pa-roîtredes muscles; mais à considérer iongoût de peindre en général, il y a de lamoleste ôc de la langueur. Toutefois il aeu ses approbateurs, & a travaillé dansles principales Eglises, dans les Palais &les plus grandesmailonsde Paris, où sesTableaux sont encore considérez, prin-cipalement par les gens qui cheristèntcette délicatesse de pinceau dont il s’estservi. Il a laille un fils qui a suivi un au-tre goût de peindre, pendant qu’il s’y estappliqué; mais qui, s écant trouvé avecnne inclination & un génie tour particu-lier pour les Mathema iques, tient au-jourd'hui un rang considérable entré lesplus Içavans. •
Après m’être un peu an été, i! faut, con-tinuai-je, que je vous parle de Louisdu Gu e rn i er, l’undes Anciens dansl’Academie, & qui a été un des plus ha-biles pour bien faire des portraits en mi-niature. Quoique vous l’ayez connu as-sez particulièrement, vous ne serez pasfâché que je vous en entretienne, puis-que