Band 
Tome quatriéme.
Seite
207
JPEG-Download
 

& sur tesOuvrages des Peintres. 207que l’estime que vous aviez pour son mé-rité & pour sa vertu, vous fera écouterfavorablement ce que je vous dirai delui. Vous m’avez souvent témoigné quevous ne voyez períonne qui eût une plusbelle phisionomie, & qui sentît plus sonhomme de naistance. Vous louvient-ilque me parlant quelquefois de fa bonnemine, de fa douceur & de son affabilité,vous me disiez qu'il falloit neceflairementqu'il logeât une belle ame dans un corpssi bien fait, & que vous n’étiez pas sur-pris que je me fusté lié d’amitié avec lui,■bien qu'il fût d’une Religion différentede la nôtre.

Il est vrai aussi que si je ne craîgnoispas que vous crussiez que je me laiííè tropemporter à mon affection, & que je leloue avec trop d’excès, le plaisir que j’aide me souvenir de lui, me pourroit faireétendre fur les belles qualitez de son ame^& oubliant ce que j’ai à dire de fa science,je ne vous parlerois que de ses vertus,car je n’ai jamais connu aucune personnede son âge, qui eût une modération ôc unesagestè égale à la sienne.

J’étois fort jeune, lorsque je le vk lapremiere fois, & il n’étoit pas encorebeaucoup avancé en âge. J'en trois dansla curiosité de la peinture, & je cherchoisà connoîcre les plus habiles en cet art,

particu-