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Tome quatriéme.
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& fur les Ouvrages des Peintres. 209nous faire admirer d’avantage Je travaild’une fourmi, quela force d'un chameau ;je ne fuis pas surpris que vous eulsiez tantd’estime pour ces sortes d’ouvrages , dontj’en ai vû quelques-uns qu’on ne pouvoittrop priser.

Quelque plaisir , repris-je , que je re-çûlîe à voir travailler du Guernier, majoie fut encore bien plus grande, quandaprès savoir fréquenté quelque tems, jem’apperçûs que son sçavoir & son habile-té à bien peindre étoient en lui les quali-tez les moins estimables, & qu’il avoitune beauté d’ame qui surpaílbit de beau-coup tout ce que j’en pourrois dire. Deforte que si l’excellence de son travailm’avoit sait rechercher à le connoître,scs bonnes mœurs & son mérité person-nel m’engagerent à l’aimer & à le voiesouvent. Sa conversation étoit douce &agréable , ses divertiílèmens innocens ;tout ctoit sorieux en lui ; il n’y avoit riende chagrin ; on respectoit son abord, &on ne l’apprehendoit pas ; il paroilsoitextrêmement froid & retiré, mais civil& honnête; ennemi des vices, fans êtreennemi des honnêtes diverti sic mens. Ilaimoit la musique , touchoit fort bien leTheorbe, se plaisoit à la lecture des bonslivres, en jugeoit fort bien, ne parloirjamais dc là Religion : s’il parloir de la

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