i io IX. Entretien fur les V~iesnôtre, c’étoit d'une maniéré sage & hon-nête, & dans toutes ses actions on yoyoittoujours quelque chose de noble & de gé-néreux. Il est vrai qu’il n’étoit pas d'unenaillance bastè&oblcure. Son grand-pereavoir poílèdé une charge considérable dansle Parlement de Rouen : mais pendantles guerres de la Religion, il perdit la vie,pour vouloir soutenir un mauvais parti,il ne laisià qu’un fils, nommé Alexandre ,qui avoir étudié, & qui sçavoit un peudestiner. Étant encore jeune, & voyanttous les biens de son pere au pillage, ilalla en Angleterre, où il fut contraint dese mettre à enseigner les Langues.
Après que les troubles furent un peuappaisez, il revint en France, & n'ayantni Papiers ni titres pour rentrer dans sonbien , il revint à Paris, obligé de se mettreà peindre de miniature. Il épousa MarieDophin fille d’un Peintre de Troye > delaquelle il eut plusieurs enfans. Louis futl’ainé,& naquit le 14. Avril 1614. Ayantperdu son pered’astèz bonne heure, il sevit chargé du soin de sa famille, qui s’ad-donna comme lui à travailler de minia-ture. Il eût une íœur qui en secondes no-ces épousa Bourdon Peintre, laquelle des-sinoit fort bien. Alexandre son frere puî-né , s’appliqua particulièrement au passa-ge, & mourut trois ans avant lui. Pier-re