& fur les Ouvrages des Peintres. 3$$litez necessaii es à s’en bien acquiter, qu’iln’est malaise Retrouver des hommes d’unesprit moins sublime qui peuvent repré-senter des choses ordinaires.
Nous avons dit allez souvent combienun Peintre doit avoir de differenres con-noistànces pour arriver au point où Ra-phaël j si vous voulez , & le Pouílîn son rparvenus. Il n’est pas nécessaire que je ré-pété ce que j'ai diten examinant leurs ou-vrages - T mais à l’égard de ceux qui n’ontqu’à bien copier la nature, comme fontles derniers dont j’ai parlé, il luffit qu’ilsayent del’amour pour leur art, de la pa-tience & du jugement, lans quoi leur ou-vrage ssroit froid , fans beauté & lanschoix. Or quand il arrive que celui qui adel’inclinationà representer des animaux,& qui s’acrache uniquement à cela , estpourvu d’un bon lëns , & qu’il a du juge-ment , alors il peut bien mieux se perfec-tionner dans cette partie de la peintu-re avec un médiocre génie , qu’il ne fe-roit dans ce qui regarde les figures ÔCles actions de l'homme. Il en est de mê-me à l’égard de ceux qui font des sieurs ;des fruits , & d’autres choses sembla-bles, parceque leur imagination ne tra-vaille pas. Us n’ont point d’exprellìonsdisserentes à representer ; les objets qu’ilsont pour modèles , ne changent ni de