400 X. Entretien fur les Fieslieu ni de diípoficion ;‘ils sont toujours enmême écat devant eux. S’il y a quelquepetit défaut dans la ressemblance , on nes’en apperçoic pas, parce qu’ils ne Iaillent ,pas d’être reconnoiflables ; il suffit qu’ils isoient disposez agréablement , dessinezavec art, & peints avec les couleurs, lesjours, les reHets, & les ombres nécessai-res. Bien qu’il y ait moins de parties àétudier dans cette forte de sujets que dans Jles tableaux d’Histoires, cependant il y ena encore allez à observer lorsque l’on veutbien representer la nature. Et quand celuiqui travaille, se trouve avec un génie & duíçavoir pour bien disposer ; pour donneraux animaux du mouvement & de la vie;pour representer du poil Lc de la plume,de même qu’on en voit dans les ouvragesdes Peintres que j’ai nommez , lesquelsparoiflènt si vrais qu’il semble que !e poilest tout herilïe, & que le vent ibutìc la jplume; que dans les fleurs on voit l’épaii-seurou la legereté des feuilles > la vivaci-té > le feu & l’éclat de leurs couleurs ; dansles fruits, cette fleur & cette fraîcheur quiles couvre, & souvent une eau ou une ro-sée répandue dessus ; quand même on con-sidéré les étefes, les tapis, les vases d'or,d’argent , ou d’autres matières , tellesqu’on en voit du Malrois, ou des Instru-mens dc toutes sortes si bien mis en pers-pective
Schliessen