4'i8 X. Entretien fur les Fies . "jc vous dise qu’il étoit de Paris , & d’horf-nêre famille: vousl’avez connu,& jem’i-magine que vous en avez encore un aflêzforte idée, fans que je m’arrête à vous lerepreíènter. Il naquit en 1611. Son perele fit étudier avec beaucoup de foin pourêtre Médecin : mais dès lès plus jeunes ans.il fit paioîtrela force de íbn imagination,de la vivacité de ion esprit dans l'inciina-cion & {'attachement qu'il avoic pour laPoésie , réussiilànt si heureusement à fairedes vers qu’il remportoit toujours le prixdans toutes les Classes où il se trouvoir.A l’amour qu’il avoir pour la Poésie, iljoignit encore celui de la Peinture, enforte que tout d’un coup il se trouvaengagé dans deux passions égalementviolentes. Et comme il se déclara enfinpour la Peinture, ce fut malgré son perequ’il s’y appliqua,& encore plus contre lavolonté de fa mere , qui ne considérant cetArt que par rapport aux plus ignorans, Scs’il faut ainsi dire, aux plus milèrabies decette profession, ne pouvoir souffrir queson fils fût un Peintre. Cependant quelqueopposition que fa mere y apportât, & non-obstantmêmeles mauvais traicemens qu’ilreçût d’elle à cette occasion, il ne chan-gea point de deflein. Il avoir dix-neufouvingt ans lorsqu’il se mit à suivre Perier,qui demeuroit alors dans la ruë /Arbre*
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