4 51 X. Entretien sur les Vies
Dédale avoient quelque chose de laide, &qui n’écoit pas agréable à la vue, maisnéanmoins qu’ils porcoienr avec eux je neíçaiquoi de divin.
Quoiqu’un Peintre ne doive rien négli-ger , il doit toutefois prendre garde à nepas une travail er pour acquérir de l’esti-me par la beauté des ornemens que par^excellence de son principal ouvrage. Etc’est de quoi Zeuxis le plaint dans Lucien,disant avec indignation que l’on loû'é dansla Peinture ce qui n'est que de la fange.Apulée nomme auísi les ornemens lesfeuilles de Part, & de véritables amuíè-mens. C’est pourquoi comme le Peintren’en doit pas faire le capital de son travail,cela ne mérité pas austì qu’on s’attachetrop à les considérer.
C'est un espece de plaisir de Içavoir leSnoms des Peintres , de connoître leursdisterentes maniérés, & de discerner lesoriginaux des copies:mais c’est un con-tentement achevé quand on peut juger del’art& de !a science de l’Ouvrier ; qu’on en-tre dans lès pensées, & que l’on comprendl’artifice dont il s’est servi pour tromper lesiyeux , & perfectionner son ouvrage. jTour ce que nous avons dir, ne regarde jque cet art de plaire &i de tromper. Il y adans la Peinture une fin encore plus noble& plus relevée, qui est celle d'instruire,
Sc.