DE PhUOMATH!. 44Iroi c faire l’ornement & la magnificenced'un grand Palais, je m’enfonçai dans undes bolquetsqui me parue le plus couvert.M’étant aífisíurun siège , je repastois dansma mémoire ce qu il y a de remarquable& de singulier dans cesdifferens lieux, quitous ensemble font de cette Royale Mai-son la plus riche & la plus superbe demeu-re que l’on puilse imaginer. Je n’y eus pasété long-tems, que je m’appuyai contreun arbre qui le rencontra près de moi. Lecalme où je me trouvai, le bruit des eaux,& la fraîcheur du lieu fe rendirent insen-siblement maîtresde mes sens, & me livre-ront au sommeil. Tantd’excellentes ima-ges dont mes yeux s’étoient remplis, en-tretenoient mon esprit dans des rêveriessi agréables, que je crus erre encore dansun des riches Pavillons de la Renommée,Lc que tout d’un coup j’apperçûs venirdeux Dames, qui à leur port majestueuxa voient quelquechosede plusqu’humain.L’une étoit d’une taille haute & fort dé-gagée. Elle avoir le teint blanc, les yeuxbleus & vifs. Ses cheveux éroient blonds,qui tombant par grosses boucles sor Ioncol, en augmentoient encore la beauté.Sa robbe ctoit blanche, semée de diversesfleurs en broderie d'or. Un manteau decouleur bleue , & fort leger pendoir dcdeflus ses épaules, §c traînoit jusques à ter -
T v re.