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Tome quatriéme.
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446
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Le Songe

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LA PEINTURE.

H A , c’est me traiter avec trop d'or-gueil ! Je voisbien qu’il esttemsqueje ine déclare, & que je faste voir aveccombien d’injuítíce vous prétendez usur-per ce droit d'aîneile, vous qui n ctes ve-nue au monde que long-tems après moi.Jusques ici j’ai souffert votre humeur al-tiere ; mais puisque vous voulez me déro-ber un titre qui m’est si justementàcquis,je prérens bien m’oppofèr à vos deflcins,& détromper ceux que vous prevenez àmon désavantagé. II ne m’est: pas difficilede prouver le tems de manaiílance, & defaire voir que les Dieux ne vous ont faitnaître que pour me tenir compagnie, &pour expliquer aux hommes les mystèresque je leur a vois dejà repreientez par mesfçavans caractères.

LA POESIE.

S I l'on ne sfavoit pas quelle efl mon origine ,.

je tire mon sang d'une source divine .Que le Ciel m"a vû naître , à que leslmmo'telsM 1 ont commise ici bas peur bâtir leurs Autels,Que c'efl ma feule voix qui forme leurs oraclesPrononce leurs décréts , annonce leurs miracles ,Et de leurs volontez, établissant les loix ,

T tient assujétis les peuples & les Rois

Et