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Tome quatriéme.
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447
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de Philomahe. 447

£f ft j'étcis enfin quelque peu moins connue ■

Vous pourriez bien , mu soeur, -vous qui trompes:la vue ,

Tracer de mon visage un crayon imparfait,

JEt le faire autrement que les Dieux ne Vont fait.Mais chacunff ait a fie z qu’il n’est point de contréeOÙ mon nom fr ma voix ne fe soient fait entrée :

Je me suis fait connaître en mille fr mille lieux,Poury faire adorer les Herosifr les Dieux.

Avant que vus eujstez jamais fait leurs images,Je montrois comme on doit leur rendre des hom-mages:

f enfeignois aux mortels Veffet de leur pouvoir ,

Qui fait de l’Univers tous les cercles mouvoir.

Je f ai fois leur portrait fans pinceau , fans matière,.Sans ombres, fr fans traits ; ce n'étoit que lumière,Qutlcsytux les plus forts ne pouvaient supporter ,Mais qu’un esprit fournis fçavoit bien respecter :Etpar ces mots sacrez de pure fr fimple ejfence ,

J’en faifois mieux que vous toute la ressemblance.Cependant pour vous plaire,& pour les honorer,,Je vous appris, ma soeur, à les bien figurer.

Je vous marquai les lieux où chacun d’eux habile;Je vous dis leurs vertus , leurs noms , f? leur mé-rité ,

.Lapuijfance qu'ils ont fur le fort des humains ,

Les ouvrages sortis de leurs divines mains,

Quel est le port del’un , de Vautre le visage ,

Des Déejfesle teint , des Nimphes le corsage ;

Lt vous traçant ainfì de tous les demi-DieuxCent diffi rens portraits rares fr précieux,

Je vous donnois sujet de faire une peinture,

Où de ces grand s Héros on connut la figure.

Combien de fois mon cœur de ce zele enflamméA-t’il dedans le votre un beau feu rallumé ,

Dont