45 o LeSokge
Ce surprenant éclat tfune peinture illustréDure tres rarement jusqu'au centième lustre rLa matière s’en perd , & l'on voit trop souventVos pénibles travaux emportez, par le vent.
Les miens ne courent point de fortune semblable:lls n ont rien que de grand, de noble & de durable,Et sans craindre du temsles outrages divers ,
Ne périront jamais qu’avec tout l'Univers.
L'esprit qui les produit Ó' leur donne naissance.Leur communique aujst sa divine puissance jlis font purs comme lut , solides , éternels ,
Ayant part au bonheur des Etres immortels:
Ainst je puis , ma sœur , faussaire ici la vaineRabaisser aisément votre humeur trop hautaine.Car quipeut ignorer que l'Astre dont le coursCompose les saisons , Ò' les mois fr les jours ,
Est le Dieu dont je tiens ma naissance divine.
Xt qui d’un feu secret échauffe ma poitrine ;
Que ma voix e(l la voix qu’il employé kcharmer,Ceux d'entre les mortels dont il se fait aimer,Etquedes plus beaux arts les écolessçavantesDeviennent par mes foins encor plus éclatantes ?Quand des Peintres fameux les célébrés pinceauxXeront voir dant ces lieux des chefs-d'œuvres nou-veaux ,
Vous connottrez., ma sœur, que leur rare génieNe reçoit que de moi fa puissance infinie ;
Que déjà parmes soins ils font voir à la CourDes portraits dignes d'eux & du pere du jour.Ainst vous ferez, mieux fans vous mettre en co-lore,
De travailler en paix, & d.’apprendre à voustaire,