VJde'e du Peintre parfait. içlOrtimode point des choses ordinaires. Orlc médiocre ne se peut souffrir touc a»plus que dans les Arts qui font néceílàiresà l'usage ordinaire, Ôc non dans ceux quin'ont été inventer que pour Pornementdu monde Ôc pour le plaisir. Il faut doncdans la Peinture quelque chose de grand,de piquant Ôc d’extraordinaire, capable dcsurprendre, de plaire & d'instruire, ôcc'est ce qu’on appelle le grand Goût .C’estpar lui que les choses communes devien-nent belles, ôc les belles, sublimes 3cmerveilleuses j car en Peinture le grandGoût, le Sublime & le Merveilleux nefont que la même choie : le langage enest muet à la vérité , mais tout y parle.
CHAPITRE VII.
De l’Essence de la Peinture.
N Ous avons dit que la Peinture étoicun Art, qui par le moyen duDeiïèin& dc la Couleur, imite fur une superficieplate tous les objets visibles. C’est ainsi àpeu prés que la définissent tous ceux quien ont parlé , & personne ne s’est a vilejasqu’aujourd’hui de trouver à redire àcette définition. Elle contient trois par-ties , la Composition, le Delléin, 3c lc-- Tume FI, K Colo-