DE TOSCANE. 207
je n 1 aye rien pris à la chaste. Je donne auflï "quelquefois audience aux habitans du lieu "où je luis, mais jamais autant qu’ils Je fou- "haitent.
(a) Pline ajoute dans une autre lettre qu’ilfe comportoit en hyver au Laurentin, de lamême maniéré qu'en Été à la Maison de Tos-cane > excepté qu’il n’y dormoit point a midi,& que fe donnant encore plus à l’étude & auxaffaires, il prenoit du tems fur la nuit, & nefaifoit point venir après le repas , ni de Co-médiens , ni de joueurs de lire ou d’instru-mens.
L’on reconnoît par cette réglé de vie, quePline fçavoit fe procurer une honnête voluptéconforme à fes bonnes moeurs , 8c digne dugoût excellent qu’il avoir pour ce qui fairmieux reconnoître les hommes sages selonces paroles, que (b ) Cassiodore fait dire àl’avantage de Simmaque par le Roi Theodo-ric : Fundatcr egregius fabricarum carumquecompofitor eximius , antiquorum diligentijsimurimitât or , modernorumque nobilijfirr.Ks infiituter ,mores tuos fabrict loquuntur ; quia neme in illisdìligens agnofcitur , ni fi qui in fuis fenfibusornatijfimus reperitur " ; Excellent fonda- “teur des plus beaux édifices , dit le Roi “Thedoric , vous qui en ordonnez si pariai- "tement toute la composition , imitateur le "plus exact des anciens, & le seul capable "entre les modernes de donner les plus no- "blés leçons , vos ouvrages font connoître. “vos bonnes moeurs j car il n’y a que ceux "qui ont les sens & l’eíprit bien cultivez, qui "
" soient
(«) L. 9. cpist. 40.