tance du soleil de 804000000 de stades, comparée an rayondu globe de 39772 , tel qu’il reluire de la mesure mêmed’Eratosthenes , place Je soleil à une distance de 20200 deces demi-diametrcs (n); distance qui est précisément égale àcelle qui a été déterminée dans le siecîe dernier & dans celui-ci par M. Caffini, par M. de ía Caille Le par les plus habilesastronomes : distance qui est encore la même que celle quirésultoit du passage de Vénus fur le soleil en 1761. Et sansle dernier passage de 17 d9, où l’on a répété les observations,nous ne serions pas plus avancés que ne l’étoit Eratosthenes.Nous ne devons pas dissimuler que ce nombre de 8 04000000ne se trouve point dans l’original grec de Plutarque [b) ; onne le trouve que dans la traduction de Xilander , qui aurapuisé cette leçon dans quelque manuscrit ignoré. On ne peutpas supposer que ce nombre ait été substitué au véritable parle traducteur ; cette supposition seroit absurde, sans en êtreplus utile ; car au tems de Xilander (c), on ne connoissoit pasassez bien la distance du soleil à la terre. On croyoit le soleilmoins éloigné de plus de la moitié de fa distance.
U y a bien loin de ces déterminations à celles d’Aristarque. -II plaçoit le soleil dix-neuf fois plus loin que la lune. Ici e'esttrois cents fois & plus. On ne peut pas faire tant de chemin ensi peu de tems. D’ailleijrs ' de pareilles déterminations fontd’une longue recherche, 8e demandent des observations dçli-*cates que les instrumens d’Eratosthenes ne pennettoient pas.3’il eùt seulement tenté de les faire, ses essais & ses moyensnous (croient parvenus comme ceux des mesures de l’obliquitéde l’éclipcique Sc dc la circonférence de la terre. Si cette distance
(a) Il ,en résulte une parallaxe de dix (b) Edit. greq.de Wechel à Francs, cn r f??,secondes & demie, (<•') Xilander étoit uç à Auxbo.urgcn i j 51.
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