DE L’ASTHONOMTE MODERNE. 41
du soleil a été réellement donnée par Eratosthenes, si l’on neveut pas supposer qu il l’avoit imaginée a u hasaid, ce qui scroitbien bizarre, il faut croire qu il l’avoit puisée dans quelquemanuscrit de l’orient , & cet element donneroit unfeidée de l’astronomie perdue. Nous ne savons pas quels moye -les anciens ont employés pour parvenir a ce résultat íi exa c\.si singulier. Nous avouons qu'il appartient a une astronomietrès - perfectionnée. Placés entre deux difficultés tres - sortes ,l’une, qu’Eratosthenes , Plutarque ou Xìlander ayent inventéce nombre pour leur plaisir & pour nous tromper, & qu ils
ayent été servis par un coup unique du hasard, Tautre, quel’état des sciences ait été jadis aíTez perfectionné pour per-mettre de réussir dans l'observation la plus délicate de norresiecle ; observation qui demande de longs travaux, des astro-nomes assidus, inteìiigens, &C des instrumens parfaits : nousaimons mieux croire ce qui est extraordinaire que ce qui estabsurde. II nous paroît plus naturel que les hommes, partiségalement de l’ignorance, soient revenus deux fois áu mêmedegré de lumière. Nous imaginons difficilement la malice fansmotifs & fans fruit ; nous aurions encore plus de peine à.nous persuader que le sort eût récompensé l’impudence dumensonge par une véritable divination. Si nous n’avons pointplacé cette connoissance de la distance du soleil au rang deçelíes que nous avons attribuées à l’astronomie antédiluvienne,c’est par la fidélité qu’exige notre ministère , & par respectpour la vérité de l’histoire. L’existence de cette ancienne astro-nomie nous paroît infiniment probable, mais ce n’est pas ànous à prononcer fi c’est une vérité. En conséquence nousavons cru devoir placer les faits , conserver les découvertes,a leurs siécles & aux tems désignés. Après avoir rempli cedevoir, nous nou$ sommes permis de discuter les faits , êcTome L F