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ces deux mouvemens étoient produits; nous ne pouvons décidessi celui qu’il décrit est vraiment le mécanisme des anciens :mais quel qu’il fût, il annonce que la mécanique, au moinsla mécanique pratique , avoir fait des progrès , & que fartdes clepsidres anciennement connu , avoir presque atteint faperfection. Si les pieces qui faifoient mouvoir cette machinen’avoient pas été combinées avec intelligence , & exécutéesavec adresse, il en auroit résulté en peu de tems des irrégula-rités monstrueuses.
§. X I V.
ViTRtJVE fait entendre que ces mouvemens s’exécutoientpar le moyen de roues dentées; il ajoute que ces roues jetoientdes pierres. Perrault soupçonne avec raison que ces pierres, entombant dans un bassin d’airain , étoient destinées à indiquéeles heures Sc à tenir lieu de sonnerie. Vimive (a ), expliquant. ailleurs une machine , par laquelle on mesure le chemin quel’on fait en voiture, dit expressément qu’elle renfermoit descailloux dont il en tomboit un à chaque mille. II est naturelde penser que les anciens fe fervoient également de ces cail-loux pour faire sonner les heures. Quand le Calife HarounAIrachid envoya des ambassadeurs Sc des préfens à Charles-Magne % il y avoit une horloge qui fonnoit les heures , par lemoyen dc balles échappées & reçues dans un vase d’airain. Ondit que ces balles étoient au- nombre de douze (b). D’où nousconcluons que cette sonnerie n’indiquoit Pheure que. par uncoup. II n’y a pas d’apparence que Pindustrìe des. anciens aitété. jufqu’à marquer, par le, nombre des coups celui des heures
(a) ArchitcÚ, Lih.ro decìmo 3 ,<apiuJecima *quarto.
(b) Annales Reg. Franc. Pipini 3 CaroUrMag. ad annum 807 ..