DE GASTRONOMIE MODERNE. 79
C III.
L’esprit de combinaison 8e de rapport est îe promoteurdes découvertes. Il ne manqua point aux Grecs; Hypparque kreçut en naissant fous leur ciel favorable. Mais il faut des faitsqui fervent de base aux conjectures, 8e des moyens pour véri-fier par de bonnes observations ces conjectures, qui deviennentdes découvertes. Les Ptolémées avoient réuni ces reíïbuicesdans Alexandrie. Les faits , ce font les observations chaldeennes,
Sc celles qu’avoient laissées les premiers astronomes Grecs : lesmoyens , ce font les grands instrumens que ces Princes avoientfait construire. Les progrès rapides de f astronomie dans lestrois siécles , où parurent Hypparque 6c Ptolémée, font dus àces instrumens. On 11 e rend point assez de justice a ces inven-tions précieuses : on n'en estime pas assez les auteurs. Ce fonteux cependant qui font les révolutions dans les sciences , Scquî amenentles progrès. Si les sciences ont souvent une marchelente , si elles paroissent quelquefois stationnasses, elles atten-dent de nouveaux moyens pour accélérer ou pour recommencerleur course. L’homme a atteint le terme de fa puissance, sesorganes ne lui apprennent plus rien ; il faut que son industrieinvente des instrumens Se lui crée de nouveaux organes. Alorsun vaste empire se découvre : l’homme reçoit à la fois 8 C laconnoissance de cet empire Sc la force de le conquérir. Imi-tons , pour éclairer le monde, ce que tant d’hommes barbaresont fait pour le dévaster. Si vous méditez la guerre, vouspréparez les moyens , l’argent Sc les soldats : si les sciencesfont stationnasses , si vous voulez en reculer les bornes, exa-minez les instrumens, pefedtionnez , inventez, Sc vous redon-nerez des ailes au génie.