H HISTOIRE
observés par Euctemon , Aristarque Sc Archimede , qui luisuggérèrent l’idée de cette méthode. II conçut tout de suitequ’en employant dans cette recherche deux observations éloi-gnées d’un grand nombre de révolutions , serrent se toit par-tagée fur chacune de ces révolutions , Sc la déterminationcsautant plus exacte , que le nombre en seroit plus grand. Ilest donc l’inventeur de sexcelíente méthode que son suit encoreaujourd’hui , Sc que les modernes ont appliquée à la recherchede toutes les révolutions moyennes.
Hypparque compara les solstices qa’il observoit lui-mêmeà ceux qui avaient été observés avant lui. Mais il est remar-quable que celui qui fut observé par Euctémon, est le plusancien de ceux qu’on employa dans cette recherche. HypparqueSc Ptolémée auroienr eu recours aux observations de Babylone,lì les Chaldéens » beaucoup plus anciens , en avoient fait dece genre. II est clair qu’Hypparque n’en trouva pas. Les Indiensconnoiísoient cependant très-bien la révolution du soleil. LesChaldéens conservoient une année sidérale. Ces années, éta-blies chez les différens peuples de l’Asie , avoient une exacti-tude qui n’a pu être fondée que fur des observations bienfaites. On ne peut contester qu’au tems d’Hypparque ces obser-vations avoient disparu ; Sc de ce qu’on n’en regrette pas laperte , il s’ensuit qu’elîes étaient oubliées. Mais si l’oubli couvrede son voile les choses anciennement passées , son régné nes’établit qu’avec lenteur ; il couvre, comme le tems détruit -insensiblement. Qu’on juge combien de siécles il a fallu pources deux grands passages de l’existence à la destruction , Sc dela destruction à soubli. Les résultats font restés , mais sasl saucune mémoire ni des tems , ni des observations , ni deShommes. H est donc de toute évidence qu’il y a eu une lacust^assez longue, pour que les tems ayent absorbé les détails