de GASTRONOMIE MODERNE. 123
le résultat d’une observation. Mais les siécles d’Eratosthenes Sc^e Poísidonius n’ont pu faire cette observation; &, à moinsS 11 on ne veuille supposer, contre toute vraisemblance, queCCS déterminations font dues au hasard , & ont été inspiréespar une forte de divination , il est: évident que ce font desconnoiíTanccs antérieures : elles font différentes de celles d’Era-tosthenes , parce quelles ont été puisées dans des manuscritsdifférens ; elles appartiennent toutes à un peuple qui a eu ,c °mme nous, plusieurs degrés de connoisiances. Si les sciencesperiíToient en Europe, èc que. le hasard conservât quelquesdéterminations de Tycho & de Cafsini, quoiqu’elles eussentJes memes objets , elles ofFriroient ôc des nombres dc desdegres d exactitude difFérens.
Poísidonius étoit stoïcien dans toute la rigueur du mot.Tourmenté des plus violentes douleurs de la goûte, il disoit:0 douleur ! je ne conviendrai jamais que tu fois un mal (a).Cette espece de philosophie est sans doute un abus de laraison. La douleur est aussi réelle que le plaisir : il est naturelde la fuir. Mais Pâme exercée à la combattre, devoir acquérirUne force prodigieuse , & ce courage de Pesprit étoit propreaux plus grandes choses. Pompée , vainqueur de Mithridatede l’Asie , vint visiter Poísidonius ; il défendit aux Lic-teurs de frapper , & fit déposer les faisceaux à la portedu philosophe. II rendoit cet hommage à la vertu, comme lesautres hommes le rendent à la puissance. Les exemples pareilsEont rares. Si la vertu ne se suffisoit pas à elle-même , les hon-ne urs qu'o n lui rend ne la perpétueroient pas fur la terre.
§. x L.
Cleomede vécut peu de tems après Poísidonius : c’est lui
(«) Cicéron, Q_us.fi, Tu/cul, Lió, U, i;,
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