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qui nous a conservé la plus grande partie des choses, qúí norl§font restées de ce philosophe. II établit dans son livre de laThéorie des corps célestes , que la terre, vue du soleil, ne leferoit que comme un point ; mais que de la distance de Sétoiles , elle ne feroit point du tout visible, quand même elle’auroit l’éclat du soleil ; d’où il conclut que les étoiles fontbeaucoup plus grandes que la terre. Cette idée vraie & philo-sophique montre le progrès des connaissances.
Cléomede avoit entendu parler d’u n phénomène assez extraor-dinaire, mais qu’il n’avoit jamais observé. C’est de voir d’un côteîe soleil sur l’horizon, St de l’autre à Poppoílte la lune éclipsée (<z),.Cléomede nia la possibilité du phénomène ; il affirma qu’il n yen avoit point d’exemple dans l’histoire connue des éclipses,II falloit bien cependant qu’on eût vu de ces éclipses singu-lières , où les deux astres font élevés a la fois fur l’horizon parFesse t de la réfraction , puisque Cléomede sut dans le casde les nier. Dans le tems de la renaissance de l’astronomieil étoit naturel de remettre les anciennes opinions a u creusetsCelle-ci parut une erreur populaire. Cléomede se son doit surun principe certain; c’est que la lune, quand elle s’éclipse,est directement opposée au soleil, éloignée de cet astre de lamoitié du ciel. Dès qu’on la voit éclipsée & au - dessus dsFhorizon , il faut nécessairement que le soleil soit au-dessousTout cela feroit vrai s’il n’y avoir pas de réfraction. II niaFexplication qu’on en d'onnoit par l’élévation de l’œil fur larondeur de la terre, affirmant que l’élévation ne suffiroit pointà cet effet; mais Cléomede va plus loin, &c il tente d’expiiquerle fait qu’il ne croyoit pas. II en donne d’abord une assezjtnauvaiie railon, en disant que l’image du soleil, déjà descendu
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,{«) Cléomede , Lib. II t c. 5,