1 3 o HISTOIRE
être astronome , nous a conservé beaucoup de connoissances
astronomiques des anciens.
Pline 6 c Plutarque , comme Vitruve , ont trop bien méritéde ['astronomie , pour être omis dans cette histoire. Ce fonteux qui nous ont fourni la plus grande partie des opinionsphilosophiques rapportées juíqu’ici. On souhaiteroit qu’ilscuisent mis plus de discernement dans le choix, 5 c plus d’exac-titude dans leurs récits. Pline raconte également les chosesvraies 6 c celles qui font dénuées de toute vraisemblance. Letraité de Plutarque des Opinions des philosophes 3 n’est pascomposé comme ses autres ouvrages. Ordinairement Plutarquene raconte aucun fait, aucune opinion , qu’il n’y joigne unjugement sain & motivé ; ici il n’est plus lui-même ; ce n’estqu’une fuite d’opinions absurdes ou vraisemblables , suiviesou incohérentes , qu’il cite également fans nul indice delouange, ou de blâme. Nous croirions volontiers que ce recueilavoit été fait pour son utilité particulière, 6 c non pour êtrepublié, comme un ouvrage soigné 6 c terminé. On a joint cerecueil à ses autres écrits , par l’envie de conserver toutce qui vient des gens célébrés. Áu reste ce petit traité même estprécieux , puisqu’il nous reste , lorsque les sources où Plutarqueavoit puisé ne subsistent plus.
§. X L Y.
Nous ne devons point oublier Séneque, qui dans ses livres'des Quejlions naturelles 3 nous a-laissé des opinions très-sainessur la nature & le mouvement des comètes : il les compareaux planètes: „ les comètes, dit-il, font des ouvrages éter-53 nels de la nature ; elles ont leur route qu’elles parcourent j„ elles s’éloignent, mais elles ne cessent point d’exister. S’ií>3 n’y a point de zodiaque pour elles , e’est que le ciel est