DE L’ASTRONOMIE moderne, rzl
« libre de toutes parts , 5c que partout où il y a de l’espace ," il peut y avoir du mouvement. On ne peut savoir si elles” ont des retours réglés , leurs apparitions font rares ; les" hommes n’ont encore pu observer que le cours de cinq” planètes : le jour viendra, où l’étude de plusieurs siécles dé-" couvrira les choses aujourd’hui cachées. On démontrera" dans quelle région vont errer les comètes, pourquoi elles«'éloignent tant des autres astres, quel est leur nombre,15 leur grandeur, Lee. ». On a fait grand bruit de cette especede prédiction , mais en rendant à Séneque la justice qui luiost due, nous dirons qu’il a deviné comme les astrologues ,âpres l’événement. Son siecle ne le portoit point à concevoirces idees , Lc quelle que soit la force 6c l’étendue du génie , illui faut des données, il lui faut un point fixe d’où il puisse«'élancer. Nous demandons où étoic ce point du te ms deSeneque ? Quelles étoient les vérités connues d’où il a tiré cesgrandes conclusions? II ne pouvoit ni en savoir, ni en prévoirplus que les astronomes. Ari star que, Eratosthenes, Hypparque,qui ont précédé Sénéque , Ptolémée qui l’a suivi , n’ont pasmeme daigné parler des comètes. Mais ce qui décide entiere-ment la question , c’est que l’opinion de Séneque n’est que celledes Chaldéens : Séneque a répété exactement ce que Diodorede Sicile a dit de ces anciens peuples. Ce font les mêmesidées , étendues par l’efprit philosophique 8c embellies par1 éloquence. Hypparque n’a-t-il pas dû être instruit commeSéneque de cette opinion des Chaldéens ? Mais alors fur uneniatiere purement astronomique, si l’on veut prononcer avecéquité entre l’astronome 8c le Philosophe, qui est-ce qui fedécidera pour le philosophe ? N’est - il pas évident que cetteVe rité de la permanence du mouvement des comètes 6c deleurs retours n’étoit établie chez les Chaldéens que comme une
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