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Tome premier.
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134 HISTOIRE

nétoient pas avi niveau de nos lumières ; concluons donc qu’ils

avoient derrière eux des hommes plus habiles.

§. X L V I.

Le rems qui precede Ptolémée est: encore rempli par quel-ques astronomes ; Agrippa , Ménélaiis obíerverent des oc-cultations d’étoiles par la lune, dans la Bithynie & à Rome;le vieux Théon de Smyrne fleurit au commencement dusecond fiecle. L'Empereur Claude prédisoit lui-même les éclip-ses. C’étoit alors le nec plus ultra de la science. II faut avouerque Fastrologie avoit à Rome plus de crédit que la véritableastronomie. On en peut conclure que les Romains étoient fortignorans , du moins dans cette science.

Cependant on trouve dans Geminus une ligne de démar-cation bien décidée entre Fastronomie &C l’astrologie (a). Cetastronome regarde Tune comme une science dont les prédic -tions font infaillibles, au lieu que les annonces de i’autre fontsouvent trompeuses, L’une est fondée fur des réglés sures ,Fautre est abandonnée à une observation incertaine. Ce cha-pitre de Gemìn'us est curieux, parce qu’il nous apprend quelleétoit Fopinion des philosophes fur les prédissions de Fastrolo-gie , même naturelle. II regarde comme des imbécilles ceuxqui pensent que le lever Se le coucher des étoiles font les causesdes vents, des pluies Òc des autres changemens de l’atmosphere.Les exhalaisons, les vapeurs de la terre ne s’éievent point au-delà de la région des nuées , qui est inférieure aux plus hautesmontagnes, Les étoiles font à une distance énorme , èí parconséquent nulle force, nulle influence ne peut venir d’ellesjufqu’à nous. Geminus établit que les vicissitudes Sc les intern-

et) J» Uranologioti, Chap. XIV, p.