de L’ASTRONOMIE MODERNE. 13 5peries des faisons naissent du soleil Lc de la lune. Le soleildécrit chaque jour à peu près un degré de l’écliptique. On aremarqué avec foin tous les changemens, qui arrivoient chaquejour , ôc qui par conséquent répondoient à un degré de Péclip-tique ; mais comme ce degré, où est le soleil, n’çst pas visible,° n a remarqué quelles étoiles se levoient, ou se couchoient lememe jour, & on a lié les prédictions correspondantes à cesphénomènes. Ainsi ces changemens font les signes & non lesc auses du changement de l’atmosphere ; ainsi les influencésdes astres étoient regardées comme chimériques dès le rems deGeminus. Cet astronome confirme ici ce que nous avons ditdans le discours fur l’astrologie.
Geminus ajoute que ces prédictions n’étoient point géné-rales ôí dévoient être particulières à chaque climat ; en forteque le lever d’un astre, qui présage ici la pluie, annonce ail-leurs la séchereste. Ce n’est donc point un effet de Pinfluencedes astres , qui seroit le même pour toute la terre. Commeon répétoit souvent les observations météorologiques fur les-quelles on avoir fondé les calendriers rustiques, on s’apperçutque les vents Lc les pluies ne revenoient pas aux mêmes jours;Sé Geminus avertit que les effets, annoncés par les phénomènesdes astres , précédent ou suivent de quelques jours- leur appa-rition. C’étoit l'estet du mouvement des étoiles que Geminusue parent pas avoir connu. On doit donc , continue Geminus-,Excuser les astrologues lorsqu’ils fe trompent ; ce n’est pointia faute de Part, mais celle des observations incertaines fur^squelles font établies les prédictions. C’est pourquoi on aunaginé d’avoir recours à différons effets naturels, commeAratus P explique à la fin de son poème. On a fait des prédic-tl0ns au moyen du cercle qu’on volt autour de la lune ^ dese toiles tombantes, du vol des oiseaux, &c. Geminus auroit