«7 * HISTOIRE
comme les Princes qui exilent ceux de leurs courtisans ss* 1
ne font pas de leur opinion.
§. III.
Les travaux dont nous allons rendre compte , Sc que no»5avons cru pouvoir lui attribuer , suffisent pour en faire ungrand astronome : il mérite d’avoir le premier rang aprèsHypparque , avec cette différence qu’Hypparque nous a paruun esprit plus sage , plus porté à la recherche des faits qu’âcelle des causes ; Ptolémée au contraire eut un caractère ar-dent ; il étoit doué de plus d’imagination, êc n’obfervoit quepour expliquer. Peut-être même, comme tous les gens àsystème , a-t-il deviné ce qui devoir être, Sc arrangé les faitsavant de les observer : c’est ce qui donne de la défiance sutce qu’il dit avoir vu. II a voulu tout embrasser , Sc il a eU1-ambition de bâtir lui seul le grand édifice du monde. Oupeut dire qu’à certains égards , Sc pour son tems , il avoicréuffi. Ce projet est vaste, il annonce un esprit qui avoir del’élévation Sc de l’étendue. Quelque prévenus que nous soyonscontre la complication de tous ces cercles, qui roulent les unsdans les autres , soyons assez justes pour convenir, que dansf enfance de la géométrie, de la physique Sc de f astronomie yil falloir à Ptolémée beaucoup de génie pour concevoir teplan de l’Almageste , Se pour l’exécuter , en imaginant deShypothèses générales, qui satisfont assez bien aux principauxSc aux plus frappans des phénomènes.
§. I V.
Ptolémée reprit la théorie de la lune où Hypparqa^l’avoit laissée. En examinant les distances observées de la luneau soleil, il s’apperçut que le moyen mouvement, corrigé p**'