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Tome premier.
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I7Z HISTOIRE

plupart de nos lecteurs , c'est une fuite de principes Sévérités abstraites; il faut, pour y trouver quelque satisfaction,en suivre la chaîne avec une contention pénible de l'efprst-Mais le voyage du ciel n’est pas plus facile , ni plus constat'ment agréable que celui de la terre ; un philosophe , qui ^parcourt , s’attend à voir succéder des landes à des champ sfertiles , 5c la nature agreste & sauvage à la nature riante SCornée par l’industrie. Cette histoire est un ensemble de véritéphysiques ôc mathématiques : c’est le résultat de ce q^orhomme a vu & pensé. Mais les premieres, transmises par no§sens, encore revêtues des images qui ont affecté notre ame »font plus attachantes: les vérités mathématiques font d’unenudité qui effraye, & leur sévérité se refuse aux parures dsrimagination. L’esprit, en rappelant les unes à fa mémoire >■est frappé par ridée imposante de rimmeníìté 8c de ì’éeì^des objets , il voit de grandes masses & de grands espaces ; $est intéressé par des tableaux vivans, il est occupé , agité ps^le mouvement : tantôt les différentes parties de l’univei'Spassent devant lui , tantôt la pensée s’élance pour les parcourir*L’esprit, en méditant les autres , sent au contraire tout l êcalme d’une contemplation froide ; il est immobile devant cc svérités , & comme dans une solitude absolue : tout ce qtf*tient à notre existence matérielle, le mouvement, la couleur?les qualités sensibles ont disparu , Tétendue même est souveí 1 *'anéantie; il ne reste que des lignes fans largeur, des surfacesfans solidité, ou des corps, qui dépouillés de tout ee qui l' c9fait connoître à nos sens, semblent n’avoir qu'une existenceidéale. La vérité, ainsi réduite à elle-même , a cependant d^ 5charmes;.mais pour en être touché, il faut oublier les illusi° nSqui nous environnent : sortie du monde intellectuel, elle íerrss^réservée à la jouissance des purs esprits.