í 8 S HISTOIRE
que Ptolémée assignoit aux éclipses de lune , doivent être ph !S ‘étendues. La parallaxe produit ici deux effets différons. Lors-que la lune est au-dessus de l’écîiptîque & plus élevée que ksoleil , sa parallaxe, qui l’abaiffe toujours vers Phorizon »-tend à la rapprocher de cet astre , & dans ce cas elle aug-mente le nombre des éclipses. Mais lorsque la lune est au-deffous de l’écliptique 6e plus bas que ,1e soleil, fa parallaxe P enéloigne , & rend par conséquent les éclipses plus rares.
Que faílok-il donc faire pour calculer les éclipses de soleil»malgré la complication des effets de la. parallaxe ? II fulloittransformer l’état réel des choses dans leur état apparent, &£opérer fur ces apparences, comme si elles étoient réelles, d'estce qu’ont fait les anciens ; c’cst ce que nous faisons encore,en suivant la méthode que Ptolémée nous a tracée. Lorsqu’ilest assuré qu’il peut y avoir éclipse il calcule les lieux ducentre de la lune pour plusieurs instans successifs, il appliqueà. ces positions de la lune i’esset de la parallaxe , différent dansces disserens instans, &C il a les distances apparentes d.u centrede la lune au centre du soleil ; d’ou il tire,, par une méthodesemblable à celle que nous avons développée , toutes lescirconstances du passage de la lune devant le soleil, & de'Péclipse qui en résulte.
§. XII I.
Quant à Putilité qu’on peut tirer de ces éclipses , ícsanciens n’en tirèrent aucune, soit qu’ils ne Payent pas apperçue,'soit plutôt qu’ils en ayent été éloignés par la difficulté. H s:n’obfervoient ces éclipses , ils ne les annonçoient que par l’an 1 'bition de connoître les loix de la nature , & de prévoir se§'phénomènes ; peut-être aussi par le désir de rassurer les der-nieres classes du peuple , ou la lumière est long-tems à desoen-