DE GASTRONOMIE MODERNE, i 97Sosigènes , dont Ptolémée a pu voir les ouvrages, avoir admisle système égyptien ; Lc en avoir porté la connoiíTance a Rome.Ea source oii Sosigènes a puisé en Egypte, devoir erre ouverteà Ptolémée comme à lui, pourquoi donc n’a-t-il pas adoptecette explication ingénieuse Le vraie des apparences de Vénus& de Mercure ? Pourquoi du moins n’en a-t-Ìl pas fait men-tion dans son livre? Voici ce que nous conjecturons. Outre lemystère dont le college des prêtres Egyptiens enveloppa detout rems les sciences, & sur-tout les connoiffanccs astrono-miques , nous avons pensé ( a) que la fondation de l’écoîed’Alexandrie fut une ; source de jalousie entre les membres deces deux établiíTemens royaux, entre les prêtres qui ne seVoyoient plus protégés comme auparavant , ôc les astronomesGrecs qui commcnçoient à l’être. Les progrès que l’astrono-mie fit entre leurs mains, redoublèrent l’envie , en leur don-nant une' supériorité décidée. Dedà on peut conclure affirma-tivement que le college des prêtres n eut garde d’ouvrir àHypparque & à Ptolémée les dépôts, renfermés dans les laby-tinthes Sc dans ces fameuses syringes , où étoient les colonnesles pierres chargées des connoiffances astronomiques. Ajou-tons que par la négligence des prêtres ôc Tígnorance où ilsétoient tombés du te m s de Strabon , la connoiffanee de lalangue liyéroglifique étoit perdue, Lc qu’Hypparque, Ptolémée,les prêtres eux-mêmes, auroient peut-être été bien embarrasséspour en déchiffrer les caractères. En conséquence nous voyonsstue d’u n coté la connoiffanee de cette découverte des Egyp-tiens peut avoir transpiré , avoir été recueillie par les philoso-phes qui ont voyagé en Egypte , ou plutôt portée à RomeP a r Sosigènes ; Sc que de l’autre coté les observations, qui
( a ) Hist. de l’Astron. anc. p. i 8i.