2 04 HISTOIRE
nous jugeons des distances célestes. Mais les distances terrestreLe que nous avons parcourues, ont, toutes petites qu’elles sontrune grandeur imposante qu’elles tiennent de notre soibleífr’Lorsque nous comparons ces distances aux distances célestepar le moyen des instrumens , nous avons des résultats examais lorsque nous établissons la comparaison fur le rapport denos sens , Terreur de ce rapport, Tilluíion de Tesprit se répandsur les deux objets de la comparaison , & la fausse idée degrandeur passe de Tun à Tautre. Ptolémée pensa que la grau-de u r apparente des astres à Thorizon étoit une erreur, produispar deux juge mens tacites de Tame, Quand le soleil Sc la luU efont à Thorizon, il se trouve entr’eux & nous beaucoup d’ob'jets interposés , nous connoissons les distances de ces objets >celle de Tastre , estimée par ce module , nous semble très-grande; Sc en conséquence de ce premier jugement, l’objet »fans changer de grandeur réelle, nous paroît plus grand, eî*raison de ce que nous le jugeons plus éloigné. Lorsque les astress’élevent a une certaine hauteur, ils font loin de Thorizon , #dê toute efpece de module ; il n’existe entr’eux & nous qU eJe vide de Tespace, sur lequel Timagination n’a point de prise »êc nous Te jugeons plus près. Cette cause ingénieuse, la feulevraisemblable, ôc sans doute la vraie, a été renouvelée par I eP. Mallebranche ; mais on voit qu’elle étoit plus ancienne -rSc qu’elle appartient à Ptolémée.,
§. XXVI r.
Lë traité d’òptique de Ptolémée devoir être un bon ouvragési Ton en juge par ce que nous venons de citer fur la réfracti 013 'II est singulier qu’il ait absolument disparu. Ce livre exist oítan onzième siede où vivoit Álhasen , £& au- treizième où ^