D E GASTRONOMIE MODERNE. 215remontent pas, dans leurs généalogies, jufqu’à Ismaël , ilss arretent à Adnan , l’un de ses descend ans, & tout curieuxS u ds font de leurs races, ils ne savent rien au-delà de cettea ntiqulcé [a).
Ees Arabes en général rendoient un culte aux étoiles; de
otl peut inférer que' ce culte, & la connoiíTance des astresS u d suppose, appartiennent aux Arabes primitifs , qui ontP r ecede Ismaël & Abraham, II n’est guères probable que ìafaille d’Ifmaël ait apporté cette idolâtrie dans l’Arabie ; ellerje pouvoit y faire connoître que le vrai Dieu, qui s’étoit mani-
este a Abraham, ou le culte du feu, établi dans le pays qu’ellestuittoit.
§. I I I.
Pakmi les astres que les Arabes adoroient, Ábulpharage [ b )Cite le soleil, la lune, Jupiter, Mercure, & les étoiles Aide-aran j Canope, Sirius. S’il n’a point cité Mars & fur-toutVénus , qui a tant d’éclat, c’est fans doute par ignorance ;Cílr fans considérer Vénus comme la mere du Dieu qui animea nature , la plus brillante des planètes devoir avoir part àe urs hommages. Le même historien prétend que ces anciensArabes n’étoient point un peuple grossier ; ils cultivoient lapoésie êt les lettres. Quant à Gastronomie, ils s’occupoientUlì lever & du coucher des étoiles ; ils faisoient attention àCe lles qui font opposées , les unes se levant tandis que les autrese c °uchent ; ce qui prouve qu’on avoir quelque connoiíTanceâe leurs positions respectives. Nous pourrions même en inférereDc ° re que les Arabes s’occupoient de la recherche du mouve-^e.ìi. du soleil ; car c’est par le moyen des étoiles, qui se levent
^ Herbelot, Bibliot. Crient, p. no. . {b) Hist. Uinast. p. lou»-