Z9<5 HISTOIRE
calendrier qui regîe la páque ; ils se servent du calcul astrono-mique pour la régler. Mais les Anglois ont adopté le nouveaustyle en i 7 5 2, après savoir rejeté pendant i 70 ans. L’Europ 6entiere l’a reçu , à l’exception de la Ruíïîe, qui seule s’y refustencore. Le préjugé ne résistera pas fans doute long-tems dansun pays gouverné 8 c éclairé par l’Impératrice Catherine II*
tz. XIII.
Le calendrier grégorien eut beaucoup de contradicteurs ; ^fut attaqué par Mœstlin , par Scaliger, par Viete. LuiliuSmort 11e pouvoit plus le défendre ; mais Clavius, qui avoltété chargé de tous les calculs nécessaires à la perfection de cecalendrier , compoía un grand ouvrage pour l’expliquer,combattit victorieusement tous ses adversaires. Ce n’est p$ sque ce calendrier soit sans défaut j dans le tems de la réfof"mation , les nouvelles lunes anticipoient de quatre jours, o#n en retrancha que trois. Les lunes astronomiques anticipentencore d’un jour,, 8 c quelquefois plus fur celles du calendrierClavius montroit que cette imperfection avoir été laissée ^dessein. On a voulu que les nouvelles lunes astronomiques pré-cédassent celles du calendrier, asin que la vraie pleine lun eprécédât également, & qu’on ne fut pas exposé à célébrer &pâque avant cette phase. M. Caffini 8 c M. Bianohini ne st>n cpas contens de cette raison. Ces deux adversaires étoient pln§redoutables que tous les autres.
Le second défaut du calendrier , c’est que l’équinoxc qu’° íTa voulu fixer au 2 1 Mars , n’y est presque jamais ; Téquino^vrai comme l’équinoxe moyen s’cn écartent également. Onentend par l'équinoxe moyen , celui qui auroit lieu, si le sostíjavoir un mouvement uniforme ; c’est le moment ou un sol elfictif, qui parcourroit l’écliptique d’un pas égal dans la