DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 409Ce st celle que nous nommons aujourd’hui équation annuelle.
tort de Tycho fut de l’appliquer au tems, qui est le mêmeP° u r toutes les planètes.
Au reste, on juge bien que si Copernic, malgré la simpli-ste de son système , fut obligé de conserver les épicycles &^ es cercles entassés les uns fur les autres, pour représenter les^ouvemens de la lune, Tycho, qui avoit découvert une nou-v elle inégalité dans ces mouvemens, ne put rien changer, &^t même obligé d’ajouteràcette complication. II rendit le centreâe l’excentrique mobile fur un petit cercle , comme Ptolémée ,^ établit deux épicycles roulans l’un fur l’autre , commea voit fait Copernic. Le centre du premier de ces épicycles estmobile dans une certaine étendue , & dans le sens du diamètre,par un mouvement alternatif & libratoire, semblable à celuiâ'un pendule, pour représenter la nouvelle inégalité (a). NousCr oyons en dire aster fur toutes ces explications faustes desPhénomènes ; ceux qui font instruits de ces choses nous enten-dront aster, Sc les autres ne perdront rien à ne pas connoîtreCes erreurs avec plus de détail.
Voilà ce que Tycho a fait pour la lune, ôc trois découvertescette efpece honorent aster son travail. II paroît qu’il comp-toir donner une théorie du mouvement des planètes, qui auroitc ompleté ion ouvrage intitulé. Progymnasmata. Elle auroit euPour base vingt-cinq années d’excellentes observations. Il nete stoit que les tables à construire; & Tycho difoit lui mêmestue s’il ne terminoit pas cette entreprise, il ne falloir qued e s calculateurs pour l’achever {b).
§. XXII.
Ce grand ouvrage des Progymnasmata, qui a l’objet le plus( a ) Progymn. p. 70,
Tome I.
(b) Jjlron. injtaur. mecanica.
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