43 6 DISCOURS
formé de terre &. des autres élémens : íì les parties qui I econstituent obéissent au pouvoir des astres , comment st íferoit-il pas soumis lui - même ? îl est debout au milieu del’atmosphere , il est entouré, pressé , nourri par elle ; la cha-leur le brûle , le froid le glace, le poids de l’air l’accable : dessensations st puissantes ne modisteroient - elles pas son être? ^n’est point d’aliment dont l'homme use plus fréquemment qst ede l’air. Cet air entre par tous fes pores, il entretient la vie, dporte dans les poumons un baume, qui répare le sang apauvrtdans son cours. Les anciens philosophes ont cru que par uneraison secrerte , l’homme dépendoit plus du ciel que de laterre ; ils ont été jufqu’à dire que les âmes étoient une portiondu ciel même. En effet, ajoute Tycho , la structure du corpshumain est st analogue aux propriétés des sept planètes , qst^la nature répete en petit , dans cette machine abrégée , le*grandes opérations qu’elle exécute dans l’espace, oh elle fai®mouvoir les planètes. C’est pour cette raison que l'homme #été appelé microcosme ou petit monde. Nous avons comn^l’univers , sept ressorts principaux ; le cœur , source des esprit*vitaux , est comparé au soleil, d’oh procede la chaleur viv* 1 'fiante ; le cerveau est affimilé à la lune ; il croît &í décroîtavec elle. Ces deux viscères ont dans le corps humain le m est* 6 'rang & la même importance.que les deux grands luminaire*ont dans, les choses celestes. Le cœur , d’oh nait le mouV e 'ment, le cerveau , d’oh partent les idées , ont la liaison ^plus intime , comme le soleil & la lune , qui se suivent &s’atteignent pour recommencer ensemble leurs cours. Le (° ieèc les reins i viscères, moins considérables, mais non moi 0 *utiles, se rapportent a deux planètes bienfaisantes. Le íole ,ou se préparé”lë /ang, qui fait la vie, est soumis à Jupitet »planète sanguine èc vitale; les reins , oh est le réservoir de &