SUR L’ASTROLOGIE. 437^production, dépendent de Vénus, planète prolifique Sc mercdes générations. La rate Sc le fiel ( a ), destinés à des fonction»Groins nobles, font abandonnés à des planètes inférieures LL^oins bienfaisantes ; la rate, le dépôt de la bile , subit la loide Saturne, astre sombre Sc mélancolique, Sc le fiel, domicilede la colere , est fous l’empire de Mars , astre impétueux Sccouroucé. II reste le poumon , qui, agile comme Mercure ,sujet aux mêmes vicissitudes ; placé dans une agitationContinue au milieu de la poitrine, où il enveloppe le cœur ,d pompe l’air pour le ranimer ; semblable à Mercure , quipréside au vent, Lc qui, errant autour du soleil, se transportede tous côtés pour exécuter fes ordres : on s’étonne qu’unhomme d’un mérite rare Sc reconnu, comme Tycho, ait débitésérieusement de pareilles inepties. II enchérit encore, ce semble,cn ajoutant, pour achever la comparaison , que le poumonfert à la voix Sc au langage, comme Mercure , parmi les pla-ntes , fait la fonction d’orateur, Sc préside à la parole (è).Peut-on voir un mélange plus complet de la mauvaise physiquedes anciens , de leur mythologie fabuleuse , de la manie detrouver partout des rapports Sc des ressemblances, & du pré-jugé absurde, que les astres ressentoient avant nous les paillonshumaines , Sc les verfoient fur nos têtes.
Nous ne suivons point Tycho dans le détail des configura-bles des planètes. La Lune, jointe à des astres malfaifans ,fait les cerveaux foibles ; Sc lorsque Mercure ne la regardePas , les enfans naissent stupides. Saturne, la plus élevée desplanètes , donne l’imagination & le génie. Le Soleil, qui tient^ premier rang, fait les ambitieux, &c. (c). On conçoit
: M) C’tst J e l a vésicule du fiel dont il est
lCl question.
(è) Tyclïo , Oratiû, p. z j,(c) Tycho, Jbid■ p. zj»