458 ÉCLAIRCISSEMENS
Eratosthenes. Les deux stades les plus connus, les plus avoués , font ÎSstade grec de 94 toises -—y , & le stade égyptien ou alexandrin , de ii-frtoises yj (u). En supposant le plus petit de ces stades , c’est-à-dire le stadegrec , il en résulteroit encore un degré de 65796 toises , trop grand de prèsde 9000 toises 5 & comme Eratosthenes n’a pas déterminé seulement un degte,comme sa mesure embrasse à la fois 7 0 & y, il faudroit qu’il eût comm 13une erreur de 64 à 65000 toises 5 en attribuant 7 à 8000 toises d’erreur ala mesure itinéraire, il resteroit encore une erreur d’un degré sur la mesuréde Tare céleste : ce qu’on ne peut supposer , puisque nous avons fait voieque la précision des instrumens étoit d’environ j'. Le stade d’Eratosthenesest un stade cité par Strabon, pour estimer l’étenclue de la Gaule , M. Castîn*l’évalue à 85 toises (é); nous retrouverons ce stade dans la Perse (c). N011Scroyons que fa valeur exacte est de 85 toises 3 pieds 7 pouces 2 lig. {d). Cestade n’a point fans doute été porté de la Perse dans la Gaule, fans avoirpassé auparavant en Egypte. Les arpenteurs royaux, envoyés par Alexandre,croient peut-être Persans ; ils se servirent des mesures de leur pays : d’ail-leurs Hérodote , en donnant les dimensions géographiques de quelquesparties de l’Egypte , se sert aussi de ce stade 5 ce qui prouve évidemmentqu’il n’y étoit pas inconnu , même avant le tems d’Eratosthenes &c d’Ale-xandre. Dès qu’on ne peut contester Inexistence de ce stade , dès qu’il aété connu en Egypte , il seroit absurde 8 c injuste de supposer qu’il n’estpas celui d’Eratosthenes. C’est de ce stade que résulte le degré de 5 944 1 -toises.
On a douté si la distance de Syene à Alexandrie étoit réellement ds5000 stades,. mais elle est donnée ainsi par plusieurs auteurs; par MartianuSCapella, (e) par Strabon, qui dit qu’en descendant le Nil elle est de 5 jo®'stades (/); Pline assure que cette distance étoit de 570 milles (g). Si ce fontdes milles romains , comme 011 n’en peut gueres douter , ces milles fontde 756 toises, ou de 754 toises (h). Les 570 milles valent donc 43 1120 ot*429980 toises. 5 000 stades, tels. que nous venons de les évaluer, fon c427998 toises ; la différence n’est que de 3122, ou même de 1982 toise sr '
(a) M. sreret, Académie des Inscriptions,Tom. XLIV.
M. Leroy, Ruines de lu Grece, p. 9y,
(b) M. Leroy. lbid.
(c) Méœ. Acad. Sc, ryor^.p. IK.
(d) Infra , Liv. III, §. 6.
(e) Liv. VI, p. 194.
(/) Strabon, Geog. Lib. 17.
(g) Lib.: II , c. 72.
( h) II étoit de huit stades grecs.