4^4 E c L A î R C I S s E m E N s.
Tépicycle , paroîtra sous un angle CT D de deux degrés, & double clsl’angle C T E. Vers a , ce même are de douze degrés fera vu d’une-distance quatre fois plus petite que le rayon de Tépicycle , il paroîtra lotisun angle CT d de 3 0 , la planète ira du même sens que le centre deTépicycle , & le précédera avec une vitesse de deux degrés.
Nous croyons que l’invention des épicycles , ou du moins la méthodede régler leurs proportions appartient à Apollonius , párce que nous n evoyons dans l’école d Alexandrie aucun astronome à qui l’on puisse Tat'tribuer 3 elle est antérieure à Hypparque & à Ptolémée. Nous connoisson*assez les travaux d’Aristarque & d’Eratosthenes, pour croire que fi cetteinvention leur étoit due, il en seroit fait mention dans leurs ouvrages,ou dans Strabon , Pline & Plutarque , qui les ont tant cités ; ainsnous ne voyons qu’Apollonius à qui elle puiíïe convenir, &c le théorèmecjue nous venons de rapporter est une raison de le présumer,
§. XXIII.
Nous avons dit que l’invention des clepsidres étoit de la plus hauteantiquité ; nous avons fait voir que l’usage de ces horloges devoir êtreantérieur à í’usage du cercle divisé , qui est lui-même très - ancien ; queles clepsidres paroissent avoir été connues à la Chine dès les commence'mens de la monarchie ; la fable du cinocéphale prouve qu’elles ont étéconnues en Egypte dans de pareils commencemens, c’est-à-dire , dans l arems des fables. Les Indiens , qui n’ont point d’ufages nouveaux , ossun petit bateau percé par le fond, qui est une espece de clepsidre. Siveut des preuves d’un autre genre, il est constant que Platon en introduisTissage dans la Grece , & Scipion Nasica dans Rome («). César, lorsqu^paíla en Angleterre , y trouva T usage des clepsidres assez généralemC ílCrépandu pour qu'il observât, par le moyen de ces instrumens , que les nUì^étoient plus courtes dans ce climat que dans celui d’Italie. (é) II est do slCé.vident que Ctésibius ne peut être l’inventeur de ces horloges : si on lui e* 1a fait honneur , c’est que fans doute il les a perfectionnées, en y appliquéles inventions des mathématiciens de l’école d’Alexandrie,
(a) Histoire dp 1 Astronomie ancienne ,y. ì 3 j& 438 .
(b) Comment, de César.Encyclopédie, art. horloge.
§
. XX 1 ^'