ÉCLAIRCISSEMENT.
gnant le point L de la terre, cet angle diminue, & en l’éloignant à unedistance infinie , ii arrive que les points A & B , vus de cette distance infi-nie se confondront, le globe AB ne paroîtra plus que comme un point,.éc tous les rayons visuels A L, B L étant comme parallèles , 11e feront plusd’angle sensible. Il n’y aura donc point de parallaxe, &c cette distance infiniefe refusera à l’industrie humaine.
§. XII I.
Il suit de tout ceci que si l’on a les parallaxes de deux astres, on aur*’le rapport de leurs distances j ou que si l’on a différentes parallaxes dumême astre , dans différentes circonstances, on aura le rapport des diffé-rentes distances de cet astre j ou réciproquement, par le moyen du rap-port des distances , 011 aura celui des parallaxes. Il paroi t qu’Hypparquen’a pas été plus loin, 8 c qu’il n’a pas connu le moyen de les observer. Laméthode nous a paru devoir être réservée & attribuée à Ptolémée (a)Faute de pouvoir l’observer directement, Hypparque la chercha, dit-on,par la parallaxe du soleil (é) ; & cela est d’autant plus singulier qu’il doutoitsi le soleil avoir une parallaxe. Aulsi tous les résultats qu’il obtint étoient-ils fort incertains. II essaya par quelques conjectures d’estimer la distancedu soleil à la terre. Nous présumons qu’il se servit d’une méthode à-peu-près semblable à celle dont Ptolémée a fait usage (c), & que cet astronomea sans doute perfectionnée. II y a apparence qu’il ne fut pas content de sesdéterminations , puisqu elles ne nous ont pas été conservées : d’ailleurs ,il lui manquoit une épreuve nécessaire pour sonder fa confiance j c’étoic depouvoir comparer les parallaxes , ainsi déduites du calcul, à celles quiaffectent réellement les observations. Mais, outre qu’il n’a peut-être pasconnu la méthode de les observer, il auroit fallu que la théorie de la lunefût assez avancée pour pouvoir calculer son vrai lieu par les tables, & lecomparer à son lieu apparent dans le ciel ; or la seconde équation decette planète n’a été découverte que par Ptolémée : Hypparque laissa tropimparfaite la connoissance des mouvemens de la lune. Cet obstacle étostinsurmontable, & ce fut sans doute ce qui l’arrêta.
§• XIV.
On juge bien qu’Hypparque ne négligea pas l’observation des diamètres}
(a) Supra , p. 177.
(,b) Almag. Lib. V, c . i.
Riccioli, Almag. Tom. I, m.
(c) Lifrà, Eclaire. Liv. IV , §. 10 .