48-5 ÉCLAIRCISSEMENT
assez considérable pour décider pleinement la question ; au lieu qu’Hypparqtiedouta lui-même du mouvement qu il avoit découvert, il ìe proposa avecréserve , & il pensa qu’il falloit plus de tems pour s’en assurer (a). Rien neprouve mieux que , même en découvrant le mouvement des étoiles, ®arda les différences, qui se trouvoient entre sa sphere & celle d’Eudoxe »comme autant de fautes de cet astronome.
M. du Tems (é) a remarqué qu’un certain Timée de Locres, cité p£ fPlaton , (c) semble avoir connu avant Hypparque le mouvement des étoilesen longitude. Voici la traduction du passage grec. Ea ver'o qu a ad motutnalterius pertinent } intrâ ab occidente ad orientem revertentur , & peculiaf lmotu moventur. Ce philosophe pouvoir avoir eu cette notion de l’Asie ,où elle existoit long-tems avant l’école d’Alexandrie. Mais Hypparque n'ena pas moins fait la découverte ; on volt par la fuite de ses idées que celle dumouvement des fixes ne lui a point été communiquée.
Comme il s’étoit écoulé environ 155 ans entre les observations d’Hyp"parque & celles de Timocharis , il auroit pu en conclure que le motivément des étoiles étoit d’un degré en 77, comme le remarque M. Casiini}ce qui auroit été plus exact que le mouvement établi depuis par Ptolémée jmais Hypparque étoit sage, il ne se pressa pas de rien déterminer.
§. XXI I.
On pourroit douter que le changement dans la maniéré de détermine 1le lieu des étoiles, en le rapportant à l’écliptique 8c non plus à l’équa'teur, appartint à Hypparque préférablement â Ptolémée , si l’on ne voy<fi cpas que Geminus, qui vivoit 60 ans après Hypparque , parlant de la divisi 011du zodiaque en 11 signes, ou parties égales, distingue les signes des consteblations ou dodécatemories. Ainsi il fait bien voir que ces signes étoic 1,cdes intervalles égaux, qui servoient à mesurer les distances en longitude& si l’on regarde cette preuve comme peu concluante, on trouve enco t 3que le même Geminus dit plus loin que les constellations boréales s° ntcelles qui font au-delà du zodiaque vers les deux Ourses, & les australsfont celles qui s’éloignent du zodiaque vers le midi (s). II fait donc ^
(a) Almag. Lib. VII , c. r.
(b) Recherches fur l’origine des décou-vertes attribuées aux modernes,T. II, p. 1 f 9.
(f) Timoeus Locrenfis , de animâ mundi »
in editione Platonis, verjìone Serrant> Tpag. 9 6.
(d) Geminus, c. I.
(e ) Ibidem , c. ».