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Tome premier.
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ÉCLAIRCISSEMENT 547

une table dressée exprès, & semblable à celle dont nous avons parléP°ur les éclipses de lune, la quantité des doigt éclipsés, & celle de l’inci-tîeiice & de la réplétion ; il ajoute à ces deux dernieres quantités une douzièmePartie pour le mouvement du soleil, & il réduit le tout en teins, à raison dumouvement horaire vrai & actuel de la lune.

Cependant Ptolémée n’oubiie point de considérer que la parallaxe changecontinuellement pendant la durée de leclipse, & il montre la maniéré d’ya V"oir égard, en calculant fesser de la différence de la parallaxe entre le com-mencement, la fin & le milieu de l’éclipse, pour lequel le premier calcul aete fait. Cette méthode perfectionnée est encore suivie aujourd’hui, & lefond de la nouvelle est le même que celui de Pancienne.

§. XVII.

Il examine ensuite 1 a ligne qui joint les centres du soleil & de la lune ,

& le sens suivant lequel elle se dirige relativement à Pécliptique Sc à l’ho-rizon. En établissant la position de cette ligne au moment de la conjonction,il détermine langle que toutes les autres positions font avec celle-ci, &É en donne des tables, (a). Il y a apparence que cet angle , ou plutôt cettei'gne , étoit de quelque usage clans l’astrologie ; car Ptolémée semble l’avoirc n vue dans le traité de judiciis ( b ). On tiroir fans doute des indications,,suivant le point de Phorizon que regardoit la partie obscure de la lune.Cet angle & cette ligne ne sont d’aucun usage aujourd’hui dans l’astronomie,& ne doivent pas avoir été employés dans Pancienne astronomie, car Ptoléméelui-mème ne semble pas y faire grande attention. Cependant Kepler en alait mention , il a donné la méthode pour les observer & pour en cirerdes résultats.

§. XVIII.

Nous allons entrer dans quelque détail fur les théories des planètes,ssins l’hypothese de Ptolémée ; ces détails , cette hyporhe.se peuvent mériterssielque curiosité , puisqu’ils ont été admis & commentés dans presque toutI univers pendant quatorze siécles..

Ptolémée, réfléchissant fur 1 ordre des planètes dans leurs distances , avoirc m assez embarrassé des deux plus perires, Vénus & Mercure j il remarquoitssi’elles n’avoient point de parallaxe, cependant il les plaça au-dessous du

(a) Almag. Iib. VI, cap. II, it Sc13.

Riccioli, Almag. Tom. I, p, 31 j.(6) Astron. cptic. p. 3 60 & 407.

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